La cote d'un artiste

La côte, cette fameuse côte tant tabou chez les artistes. Elle est pourtant la base pour qui veut vivre de son Art ! De cette côte va dépendre le prix des ventes d’aujourd’hui et à venir.

La côte des œuvres d’un artiste est censée en refléter la valeur artistique, de noter son apport au patrimoine culturel, son influence sur l’Histoire de l’Art.

Comment alors définir une côte dans ce monde artistique, qui par définition est subjectif, voir propre à chacun ? A cela s’ajoute les spéculations qu’elles soient effectuées par des revendeurs ou les artistes eux-mêmes.

Il est tout de même possible de se baser sur certains éléments.
Je vous propose donc le point de vue de l’acheteur et vous donne parfois quelques conseils sans toutefois en avoir la science infuse.

Cet article ne concerne que les artistes contemporains encore vivant.

 

1. Les informations susceptibles d’augmenter la côte d’un artiste

Comme vous avez pu le lire dans l’article  La segmentation dans l’Art, même si la côte des œuvres d’un artiste reste très subjective, l’information disponible et vérifiable va jouer un rôle primordial.
Connaissant trop peu le 3e segment (au delà de 50’000.-€), je m’arrêterai ici aux 2 premiers segments, donc pour les artistes vendant leurs œuvres jusqu’à 50’000.-€.

1. Concernant l’œuvre / les œuvres

1. La nature de l’œuvre

La nature du tableau a un impact : une aquarelle se vendra toujours moins chère qu’une peinture à l’huile, une sculpture en argile moins chère qu’un bronze, une image numérique moins chère qu’une photo numérotée tirée sur papier de qualité,…

2. La taille de l’œuvre

La taille de l’œuvre a aussi un impact sur sa côte. Plus le format est grand et plus le prix de l’œuvre augmente.

Les acteurs du marché de l'Art

2. Les expositions

Quelque soit l’artiste, le nombre et surtout la qualité des expositions va jouer un rôle important.

3. Les galeries

Avoir ses œuvres en vente dans une galerie ayant pignon sur rue augmente bien sûr la côte.
Voir ses œuvres exposées de manière permanente ou sur plusieurs mois encore plus.
Les bons galeristes ont un très excellent réseau et si votre style est en accord avec leur galerie ceux-ci peuvent littéralement vous faire décoller.

4. Les ventes aux enchères

A combien d’enchères avez-vous participé ? A quels prix se sont vendues vos œuvres ?

Même si certains font acheter par des amis leurs œuvres à la côte qu’ils désirent, cette côte sera publiée sur toutes les bases de données – si la maison de vente communique les prix… -.

3. La renommée de l’artiste

C’est toute la communication autour de l’artiste et de ses œuvres.

1. Le site internet

On doit y retrouver les expositions, prix gagnés, le parcours artistique de l’artiste ainsi que les exposition en galeries et bien sûr les œuvres.
Art2MARKET vous aide tant dans la réalisation de votre site internet que dans la mise à jour.

2. Les réseaux sociaux

La popularité passe aussi par les réseaux sociaux. Combien de personnes vous suivent, partagent vos œuvres, les commentent ?

3. La presse écrite

Qui écrit sur vous ? Combien d’articles de presse parlent de vous ?

4. La télévision

Y a-t-il des reportages sur vous et vos œuvres ?

5. La littérature

Combien de livres parlent de vous ? Sont co-écrits ?

6. Les bases de données

Êtes-vous inscrits sur les bases de données d’artistes ?

Mes conseils

  • Attention au « très grand » qui vous prendra des heures à réaliser et peu vendable car « trop grand ».
    Préférez réaliser une œuvre colossale sur demande ou sur projet…
  • Ajouter vos expositions dans votre CV / biographie et sur votre site internet (*1). N’oubliez pas d’ajouter les prix reçus !
  • Conservez les récépissés d’inscriptions, affiches, e-mails
  • N’ajoutez pas d’expositions auxquelles vous n’avez pas participé; cela fait très mauvais effet lorsqu’un professionnel effectue une vérification…
  • Attention aux expositions qui demandent des fortunes pour exposer. Le retour sur investissement n’est pas toujours présent.
  • Les arnaques sur le web sont nombreuses, et certaines galeries physiques n’ont que leur objectif financier en tête.
    Renseignez-vous bien sur les galeries que vous visez.
  • Participez à des ventes aux enchères caritatives plus faciles d’accès
  • Qu’il soit gratuit, payé rubis sur ongle ou tout simplement en location, le site internet est le lieu de recherche primaire de tout professionnel.
    Investissez-y le temps nécessaire. Un site internet n’est pas une page Facebook !! Ne demandez pas à vos acheteurs/prospects de rechercher l’information dont ils ont besoin sur un « mur » couvert de commentaires en tout genre.
  • N’oubliez pas de garder votre site (vos sites) à jour…
  • Je choisirais dans l’ordre Instagram, Facebook et YouTube. Instagram est devenu la plateforme d’images d’Art. Facebook car il existe de nombreux groupes qui peuvent augmenter votre visibilité. YouTube car les vidéos ont toujours plus d’impact.
  • N’oubliez pas avant chaque exposition de contacter la presse et si possible d’obtenir une interview.
  • Recherchez et contactez les journalistes de la presse spécialisée écrivant généralement sur un style proche du votre.
  • Pensez aux télévisions locales.
  • Profitez de tout opportunité afin d’apparaître dans un reportage.
  • Publier un livre – type portfolio- avec un numéro ISBN n’est pas réservé aux gourous (https://www.afnil.org/services/ ).
  • Utilisez des solutions d’impression de livres à la demande de type TheBookEdition (https://www.thebookedition.com/fr/content/74-comment-publier-livre)
  • Recherchez les bases de données ayant une importance, notamment celles sur sélection tel le fameux Benezit.
  • Bien choisir ses expositions est  crucial et demande une bonne planification tant financière que créative. Il ne s’agit pas de se retrouver dans le stress « Quelle œuvre me reste t-il ?  … ».

2. La côte et les acheteurs

Suite à plusieurs expositions majeures ou de belles ventes aux enchères, à des marchands d’Art connus, à des galeries ou lors d’expositions, vous songez, et à juste titre, à augmenter vos prix. Vérifiez avant tout que vous n’allez pas perdre tous vos clients en un coup !
Plus vous avez de renseignements sur vos acheteurs, dont la classe socio-professionnelle, plus vous serez à l’aise dans la gestion de vos prix.

Se constituer un carnet d’acheteurs – réguliers – n’est de loin pas une chose facile et vos acheteurs sont tous sensibles à ce qu’on appelle l’élasticité des prix.
Une trop grande brusque  augmentation peu donc signifier une perte importante de clients.

L’augmentation des prix se doit donc d’être progressive…surtout si vous vivez de votre Art !

Idem, quel que soit l’organisme qui vous attribuera une côte (Akoun, Artnet, Artprice, i-cac, …) pensez bien à vos clients actuels avant de trop augmenter et ce au risque de tous les perdre. N’oubliez pas qu’il vous faut du temps pour remplacer ceux qui ne pourront (ou ne voudrons plus) plus vous suivre financièrement parlant. C’est donc une démarche qui doit être réfléchie et bien communiquée. Une des solutions peut être de n’attribuer votre nouvelle côte qu’aux nouvelles œuvres surtout s’il s’agit de nouvelles séries.

Nos services, ceux d’Art2MARKET, peuvent aussi vous aider dans la recherche de nouveaux acheteurs.
N’hésitez pas à nous contacter !

3. Conclusion

S’il fallait ne retenir que l’essentiel,  je dirais qu’une bonne planification de vos expositions en galerie ou pas ainsi qu’une bonne communication sont des facteurs clés dans la croissance d’une côte d’un artiste talentueux.

N’hésitez pas à me laisser un commentaire si vous avez connaissance d’autres points influençant la côte d’un artiste.
Je me ferai un plaisir de les ajouter.

Copyright sur les images

Les acteurs du marché de l’Art : moi 😉